• Publié le lundi 06 janvier 2014 dans Les Nouvelles Calédoniennes.

    La saison chaude pousse tout le monde vers la grande bleue. Les plages se peuplent, la baignade offre un peu de fraîcheur. A Voh, départ de la plage de Gatope pour s’évader au large et explorer les fonds sous-marins.

    La saison estivale est l’occasion de découvrir les nombreuses facettes de la Grande Terre… mais aussi des fonds sous-marins. La saison estivale est l’occasion de découvrir les nombreuses facettes de la Grande Terre… mais aussi des fonds sous-marins. Photo C.L. Quatre nœuds de vent, soleil radieux. Ce matin, les conditions sont idéales. Depuis le Zodiac, la plage de Gatope s’éloigne à vive allure. On longe la presqu’île, l’îlot Webwihoon… Et l’usine du Nord apparaît, comme un mirage depuis le milieu de la baie de Chasseloup. Mais l’essentiel est ailleurs. « Ça vous paraît correct comme endroit ? », lance dans un grand sourire Eric, le moniteur de plongée. Les sourires à bâbord comme à tribord confirment que les fonds blancs sur lesquels l’équipage vient de ralentir semblent bien accueillants pour que débute l’aventure. A quelques milles de distance, les vagues bordées d’écume blanche viennent se briser sur la barrière. Derrière, c’est le grand bleu.

    Exploration. Une fois le matériel mis à l’eau, il ne reste plus qu’à s’enfoncer dans le turquoise. Et même si les combinaisons semblent bien handicapantes, cette seconde peau sera très appréciable pour les 45 minutes de plongée. Car non loin du large, l’eau reste fraîche. Une fois l’attirail sur les épaules, l’exercice est de trouver l’équilibre. Des préoccupations terrestres qui n’auront bientôt plus lieu d’être. La descente s’entame, pour finir sur le sable blanc. Restent les oreilles à déboucher, et un nouveau souffle à trouver à travers le détendeur qui relie « au bien le plus précieux du plongeur, sourit Edouard, moniteur, l’air ». Peu de houle là-haut, l’eau est assez claire en bas, et on découvre les patates de corail tout autour. C’est parti pour une première exploration. Même si les plongeurs ne sont pas bien discrets avec toutes ces grosses bulles, ils ne sont que bien peu de chose dans cet environnement. Les perroquets sont les premiers à se faire voir, avec leurs couleurs chatoyantes. Ce sont en fait des nuées de poissons papillon, poissons clown, idoles maures, poissons anges… A trop y regarder, on se laisse dériver. Et le débutant est vite rappelé à l’ordre aux abords de ces bouquets de coraux bleus. Car la consigne a été donnée là-haut : les coraux, pas touche ! Retour sur le sable blanc. Eric fait un signe de la main, gratte le sable, en extrait une sorte de petite limace noire : un nudibranche.

    Papillon. Après cette première exploration, c’est l’heure de travailler. Car si le centre propose des baptêmes, l’équipage du jour est en formation. Le but : gagner en autonomie pour gérer son matériel, assurer sa sécurité et ne pas compromettre celle de la « palanquée », autrement dit le groupe de plongeurs. Pour cela, l’essentiel est d’acquérir des gestes clés pour pouvoir réagir correctement le jour où l’on rencontre des difficultés, comme la perte de son détendeur, qui pourrait rester accroché à du corail par exemple. Et si on entend bien ces consignes sur terre, reste à les exécuter une fois sous l’eau, ce qui revient à reprogrammer un peu son cerveau de terrien. Remonté à la surface, le soleil radieux a quelque chose de rassurant. Et ce frêle papillon qui frôle la surface de l’eau de ces petites ailes, bien loin du rivage, semble là pour prouver qu’on peut s’aventurer loin de son élément en confiance. C’est l’heure de la seconde plongée. Bénitiers, loches, balistes… impossible de tous les citer. Et les napoléons, difficile de les rater. « Il y en a toujours pour dire qu’ils n’ont rien vu, sourit Eric, mais entre ne rien voir ici et ne rien voir en Bretagne, il y a de la marge... » Et si lors de cette plongée, requins, tortues ou raies n’ont pas été de la partie, ils sont régulièrement observés dans les alentours. Une excellente raison de replonger dans les profondeurs de Voh.

    De nombreux centres et une grande diversité de spots

    Plonger à Voh n’est évidemment qu’une possibilité parmi tant d’autres en Nouvelle-Calédonie. Gatope Diving est depuis peu venu rejoindre la base nautique de Gatope, sur la plage du même nom, venant compléter l’offre de Koniambo Evasion, qui propose à la location des jet-skis et des kayaks. Le centre est récemment entré dans le réseau Calédonie plongée, une association loi 1901 qui fédère des centres aux quatre coins du pays : Alize Diving à Nouméa, Kunié Scuba Center à l’île des Pins, Babou Côté Océan à Hienghène, Tieti Diving à Poindimié ainsi que La Foa Plongée. Un ensemble de structures qui permet de découvrir une grande variété de spots de plongée dans tout le pays. Difficile de tous les citer, mais hors de ce réseau, de nombreux autres centres proposent de découvrir le lagon, notamment dans le grand Nord, à Koumac et à Poum, ou encore sur les îles Loyauté. Clémence Losserand.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :